Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors

Histoire de Saint-Vaize

Des origines antiques aux rives de la Charente

Notre commune est la seule en France à porter le nom de Saint-Vaize.


Elle tire ce nom de Vasius, un riche propriétaire chrétien issu (peut-être vers 465 ?) d’une famille de
notables de Mediolanum Santonum, aujourd’hui Saintes.

Son intention de léguer ses biens aux pauvres et d’affranchir ses esclaves lui aurait valu la haine de ses héritiers.


Le lieu supposé de son martyre, au début du VIe siècle, attire les pèlerins et, très précocement, une petite communauté monastique s’y installe, sur la hauteur proche de la Charente.

Evoluant sous diverses formes, l’établissement ne disparaîtra qu’à la Révolution.

Port-la-Pierre : au cœur de la vie économique

Pendant des siècles, Saint-Vaize fut une commune animée par l’activité de ses carrières et de son port sur la Charente.

Le calcaire fin et tendre extrait localement, connu sous le nom de « pierre de Taillebourg », est exploité depuis l’Antiquité. Cette pierre, utilisée aussi bien pour la construction que pour la sculpture, fit l’objet de nombreux marchés dès le XVe siècle.

La renommée de ces carrières était telle qu’elles étaient déjà mentionnées sur la carte du cours de la Charente datée de 1689.

Le hameau de Port-la-Pierre, dont le nom évocateur traverse les siècles, était considéré comme le véritable centre économique de la commune à la veille de la Révolution.

En 1893, un mur de quai de 110 mètres fut construit par les Ponts et Chaussées pour faciliter l’expédition des pierres. Jusqu’au milieu du XXe siècle, Saint-Vaize demeurait un point d’embarquement des blocs de pierre calcaire acheminés par voie fluviale.

Du XXe siècle à aujourd’hui

Vers 1938, la bonne accessibilité du port attira l’installation d’une usine du Comptoir des Minéraux et Matières Premières (C.M.M.P.), fondée par l’ingénieur Pierre-Gabriel Bourcier.

Destinée à l’origine au traitement de l’amiante pour la défense nationale, l’usine dut se réinventer dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les approvisionnements venant à manquer.

Elle expérimenta d’abord la fabrication de fibres à partir d’aiguilles de pin maritime de la forêt de la Coubre, acheminées jusqu’à l’usine.

C’est alors que naquit l’idée la plus originale de cette aventure industrielle : en l’absence d’importations de coton, M. Bourcier entreprit de fabriquer une matière textile à base de genêt, en s’inspirant des techniques de traitement du lin pratiquées dans le nord de la France. Une tradition d’ailleurs ancienne dans la région, où les paysans rouissaient déjà le genêt au bord des cours d’eau depuis les XVIIIe et XIXe siècles pour en tirer toile et vêtements.

En 1946, deux bassins en ciment armé destinés au lavage des tiges de genêt furent aménagés sur le terre-plein du port. L’usine, soutenue financièrement par l’État, employa jusqu’à une quarantaine de personnes et s’étendit en 1947 dans une ancienne carrière de l’autre côté de la voie ferrée.

La grande cheminée circulaire en briques, portant l’inscription « C.M.M.P. 1947 », toujours visible au bord de la ligne de chemin de fer, est aujourd’hui le dernier vestige de cette période. L’usine ferma ses portes au début des années 1950, avec le retour des importations de coton.

La Seconde Guerre mondiale laissa également sa trace dans la mémoire du village.

Le 1er février 1945, un avion des forces aériennes françaises s’écrasa au nord du village, abattu par des tirs allemands.

L’adjudant Prunier et le sergent Séverac y perdirent la vie ; une stèle commémorative se dresse aujourd’hui sur le lieu du crash.

L’église du village, construite au XIIe siècle puis remaniée au XVIIe siècle, témoigne quant à elle de la continuité d’un patrimoine architectural remarquable.

Aujourd’hui commune de la Communauté d’agglomération Saintes Grandes Rives, Saint-Vaize compte environ 670 habitants qui perpétuent, entre fleuve et campagne saintongeaise, une histoire riche et singulière.

Plus d’histoire

Peut-on imaginer aujourd’hui à Saint-Vaize que le paisible hameau de Villecourt ait été jadis un repaire de redoutables brigands ? Ce fut pourtant le cas au début du XVIe siècle.

De l’ancien cimetière entourant l’église de Saint-Vaize ne subsistent en élévation que la croix monumentale du XIXe s. qui s’élève à l’est de l’abside, le mur est, moins ancien semble-t-il, et le long mur qui le fermait au nord.

La commune de Saint-Vaize présente cette particularité de n’avoir compté, entre le XVIIIe et le
XXe siècle, que trois maires en 123 ans.

A la mémoire des soldats tombés pour la France

Crash d’un Junker 88 français le 1er février 1945

Le 31 mai 1862, le peintre Gustave Courbet (1819-1877) arrive par le train de nuit, vers 9 h du
matin, en gare de Rochefort…

Aller au contenu principal